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Coucou à tous !!

Lucy est de retour xD !!
Avec une nouvelle fiction, j'avais l'idée depuis un petit moment et j'espère que vous apprécierez ^_^

En tout cas n'hésitez pas à me donnez votre avis, positifs ou négatifs tout m'intéresse =)
Sur ce, bonne lecture !!!

Ma première fiction (toujours en cours xD)

Bisous<33
Lucy**


NOUVEAU CHAPITRE EN LIGNE !!!!

Si vous avez un peu de temps, aidez moi à faire connaître ma fiction en me mettant une petite note ICI

PS: Je précise qu'il s'agit d'une fiction yaoi...donc comportant des relations homosexuelles, donc ceux que ca dérangent ou qui n'apprécient pas, prière de ne pas lire !!

PS2: Dans cette fiction Bill & Tom ne seront pas jumeaux.

# Posté le samedi 05 janvier 2008 13:08
Modifié le lundi 11 février 2008 16:47

Chapitre 1

Chapitre 1


Suite d'un hôtel de luxe, plein centre de Paris. C'est le matin et l'aube claire pénètre à travers les hautes fenêtres de type renaissance qui ornent le mur de la chambre, déposant des ombres sur le parquet en chêne.
Une toile blanche est tendue au milieu de la pièce et devant elle, un jeune homme prend des poses de plus en plus sensuelles. Les photos défilent, tout comme ses tenues.

Ce jeune homme aux longs cheveux teint en noir, s'appelle Bill. Bill K.
Et il est mannequin. Mais pas n'importe quel mannequin...« Une dernière Bill ». Celui-ci poussa un petit soupir exaspéré avant d'afficher un sourire éclatant. Un dernier effort après c'est finit.

« C'est bon, on fait une pause »
A peine les mots ont t'ils été prononcée que le jeune brun se précipite sur le fauteuil en cuir qui lui fait face. Il est exténué, et jette sans ménagement la veste Chanel pour homme qu'il portait encore quelques instants auparavant : le photoshoot durait déjà depuis plus de deux heures, et sa patience commençait à atteindre ses limites.

Un sourire mauvais s'étale alors sur son visage lorsqu'il aperçoit une assistante se faufiler discrètement dans la pièce. « Ramène moi une bouteille d'eau fraîche Julia. Et vite »

En lui jetant un regard méprisant, celle-ci se mit donc à la recherche de cette foutu bouteille. Car même si elle était excédée par le comportement capricieux de Bill, elle ne pouvait rien dire.

[...]

En effet, Bill n'était pas un mannequin parmi tant d'autre. Et si il se permettait ce type d'attitude, c'est qu'il le pouvait bien. Il était l'un des mannequins les plus demandés du moment.

Les podiums de Milan, Paris, et Londres n'avaient plus aucun secret pour lui.

Alors elle s'exécuta, et il récupéra d'une main agile et parfaitement manucuré, la précieuse bouteille d'eau glacée.

Tout en l'ouvrant, il se surprit à sourire en pensant aux photos qu'il était en train de faire.
Celles-ci constitueraient un dossier spécial dans le prochain numéro du célèbre magazine « Vogue ».
Une consécration supplémentaire pour le mannequin qu'il était.

Depuis le début de sa carrière, il y avait de ça un peu plus de deux ans, beaucoup de chose avaient changés dans la vie du jeune homme.

Il n'avait que 17 ans lorsqu'il fut repéré par la directrice d'un agence de mannequin à Berlin. Casting sauvage. Il commença alors par quelques photos pour une nouvelle marque de vêtement pour homme. Marque dont il devint rapidement l'égérie.

Puis, alors que la ligne de vêtement connaissait un succès de plus en plus important, on commença à s'intéresser à lui. A son corps gracile mais si fragile. A son visage aux traits si féminins. A ses yeux si sombres et à ses lèvres rouges vifs si charnues.

Oui, il possédait un physique avantageux. Il le savait. Et les organisateurs de défilée ne tardèrent pas à le remarquer également...

Son air rêveur ne le quitta pas lorsqu'il dû retourner au maquillage, pour effectuer les dernières retouches avant la reprise du photoshoot.

[...]

« Voilà tu es prêt Billou ! ». Kate. Sa maquilleuse depuis maintenant un an. Il lui sourit à travers le miroir qui lui faisait face.
Parmi toutes les personnes avec lesquels il devait travailler, Kate était sans nul doute celle qu'il était le plus heureux de retrouver chaque matin. Sa préférée.

Du haut de ses trente ans, elle avait sût dompter le caractère impétueux du jeune homme.
Elle était une des seuls à ne pas céder à tous ses caprices: elle lui posait des limites et l'aider à garder les pieds sur terre.

Au fond, Bill lui en était reconnaissant et le temps aidant, une amitié sincère s'était instaurée entre eux.
Ne pouvant voir sa famille et ses amis autant qu'il le souhaitait à cause de son emploi du temps surchargé, Bill trouvait en la jeune fille, une oreille attentive et un réconfort certain.

[...]

Le photoshoot se poursuivit toute la journée, amenant le groupe à se déplacer dans toute la capitale.

Ainsi, lorsque en début de soirée, son taxi le déposa en bas de son hôtel, Bill sortit de la voiture avec les traits tirés. Il ne rêvait alors que d'un bon bain chaud remplie de mousse, dans lequel il pourrait détendre ses muscles courbaturés.

Mais tout en réfléchissant au repas qu'il allait se faire servir dans sa suite, il ne vit pas le jeune homme brun qui semblait l'attendre, assis dans un des confortables canapés du hall d'entrée. « Bill ? »

Quand celui-ci daigna enfin lever les yeux, son visage s'éclaira.

Il se précipita alors dans les bras du jeune homme, son sac blanc tombant lourdement à ses pieds.
« Enzo, tu as pû venir ! ». Tout en nichant sa tête dans son cou, il respira fort l'odeur de son parfum, cette fragrance qu'il aimait tant. Et qui le rendait complètement fou.

Car oui, Bill était amoureux. Foutrement amoureux même, de ce jeune homme qui lui caressait tendrement le dos, tout en lui déposant un baiser papillon sur le nez.

# Posté le samedi 05 janvier 2008 13:27

Chapitre 2

Chapitre 2


Enzo. Ce prénom résonnait comme une douce mélodie aux oreilles de Bill.
Ce jeune homme brun d'origine japonaise était son petit ami depuis un peu plus d'un an.
Enfin, «petit ami »...ce mot avait un goût amer pour Bill.

Tout en l'embrassant tendrement dans le cou, il se rappela des circonstances de leur rencontre.
Elle avait eu lieu lors de son premier grand défilé. Un défilé pour Christian Dior. Il était alors considéré comme un mannequin débutant, alors que Enzo était un des mannequins les plus célèbres de la maison de haute couture.

Ce jeune homme de 22 ans avait un charisme étonnant et dégageait une sensualité exacerbée.
Ainsi lorsque Bill l'avait croisé dans les coulisses de ce fameux défilé, il n'avait pût s'empêcher d'être attiré par son corps longiligne mais légèrement musclé. Par ses cheveux d'un noir jais étincelant sous la lumière cru des néons. Et par ses yeux charbonneux surplombées de longs cils recourbés.

De se démarche chaloupée, le jeune homme avait alors franchi la porte d'une loge estampillé « Private » et Bill avait alors compris qu'il n'était pas un simple mannequin. En effet, peu d'entre eux pouvaient se vanter de posséder une loge privée.

Bill était alors retourné dans sa propre loge. Loge qui quant à elle, était collective.

Flash Back.

Une série de miroirs entourés de petits spots ornaient les murs de la pièce. Devant chaque d'eux se tenait un mannequin, une serviette en papier autour du cou.

Les maquilleuses s'affairaient autour de ces jeunes hommes : les pinceaux voletaient promptement autour de leurs pommettes, leurs yeux fermés étaient surlignés de khôl, tandis que leurs bouches entrouverts semblaient attendre la pose d'une dernière couche de gloss.

Au centre de la salle trônait une rangée de portant de vêtements, au milieu desquels s'affairait une armada d'assistance, cherchant, choisissant ou simplement reposant une des tenues qu'ils porteraient plus tard dans la soirée.

Puis au fond de la pièce, derrière des paravents, les premiers mannequins à défiler étaient déjà en train de s'habiller. Les couturiers papillonnaient autour d'eux, vérifiant les moindres plis, effectuant les dernières retouches, une aiguille entre les dents et un mètre autour du cou.

Bill profita alors de sa séance de maquillage pour demander discrètement « Qui occupe la loge privée du bout du couloir ? »
Sa maquilleuse avait alors sourit. Et le mannequin assis à sa droite avait répliqué « Tu est nouveau toi hein ? »

Le rouge lui était monté aux joues et il n'avait pas répondu.

C'est alors qu'une voix s'était élevé derrière lui « Si tu veux une réponse à ta question, demande lui toi-même. Et amène lui ça, moi je n'ai pas le temps. » Une des couturiers lui avait alors tendu un paquet de cigarettes, avant de rajouter avec un rire moqueur « Tu sais où le trouver n'est-ce pas ? »

Honteux de donner ainsi l'impression d'être obnubilé par cet homme, il était sorti de la pièce sans attendre.

Mais tout en avançant vers la fameuse loge, la colère qu'il avait pût ressentir quelques minutes plus tôt à être ainsi humilié, disparu.

Ne restait plus que le stress. Qui lui tordait le ventre et faisait battre son c½ur tandis qu'il avançait à pas feutrés sur la moquette du couloir.

Il toqua rapidement à la porte. « Entrez ». Sa voix était grave et assuré.

Bill s'avança alors, jetant machinalement un coup d'½il à la pièce dans laquelle il se trouvait.
C'était une grande pièce dépouillée aux murs blancs. Les seules touches de couleur provenaient du canapé en cuir noir qui se trouvait à sa droite, et du bouquet de rose rouge qui était posé sur une table basse en verre.

Le mystérieux mannequin était assis devant une coiffeuse. Une grande trousse de maquillage était posée devant lui, et Bill pouvait voir son visage à moitié maquillé à travers la glace qui lui faisait face.

Il lui demanda alors la raison de sa visite. « Un paquet de cigarette. Pour to...vous »
Bill était mal à l'aise et lui tendu le paquet d'un main tremblante.

« Merci ». Le jeune homme sortit alors une cigarette et l'alluma. Puis tout en soufflant sa fumée au visage de Bill, il ajouta « Je ne savais pas qu'ils avaient engagé un nouvel assistant ». Assistant. A ses mots Bill se figea.

Dans quelques heures, il défilerait à ses côtés et lui le prenait pour un... Blessé dans son orgueil, il tourna silencieusement les talons.

Mais lorsqu'il claqua la porte, il entendit distinctement « Au fait, je m'appelle Enzo ». Enzo. Ce prénom s'ancra dans sa tête alors qu'il se dirigeait vers sa loge.

Fin du Flash Back.

Sortant de ses pensées, Bill sentit une main frôler délicatement sa hanche. « Viens ».
Il ramassa son sac avant d'entraîner Enzo vers les ascenseurs.

Entremêlant ses longs doigts aux siens, il pensa avec délice à ce qui l'attendait lorsqu'ils sortiraient de cette putain de cabine. Enzo. Lui. Seuls. Enfin.

Cela faisait une semaine qu'ils ne s'étaient pas vus. Semaine qu'Enzo avait passé à Milan, tandis qu'il enchaînait les photoshoots en Allemagne et plus récemment à Paris.

Depuis 2 jours il dormait dans ce luxueux hôtel parisien. 2 jours qu'il espérait l'arrivée d'Enzo. 2 jours qu'il rêvait de sentir à nouveau sa peau chaude contre la sienne.

Les portes métalliques s'ouvrirent enfin. Fouillant dans son sac à la recherche de sa carte magnétique, Bill s'arrêta devant sa chambre. Enzo attendait à ses cotés, le couvrant d'un regard brûlant. Envie.

Bill frémit et ouvrit rapidement la porte de sa suite, lâchant son sac au sol, avant de plaquer Enzo contre le mur. Collant son corps au sien.

Il se contenta tout d'abord d'écouter les battements du c½ur de son amant résonner contre son torse.
Détaillant du regard le visage adoré. Avant d'en retraces les contours du bout des doigts. Passion.

Enzo souriait. Puis il frémit en sentait Bill retirer ses longs doigts, les remplaçant par ses lèvres mutines.
Des lèvres qui descendaient le long de sa mâchoire, avant d'aller délicatement se poser sur son cou.
Oui, tout n'était que douceur dans la pénombre de cette suite.

Puis peu à peu, les baisers se firent plus pressant. Bill mordillait à présent le cou d'Enzo. Désir.
Celui-ci, sortant de sa torpeur, défit rapidement les boutons en nacre de la chemise noire de Bill. La laissant tomber au sol avant de s'attaquer à ses épaules. Baisers mouillés.

Son pull rejoignit bientôt la chemise noire au sol. Et Bill continuait à lui parsemer le visage de baisers légers. Aime moi.

Accélération. Enzo poussa le corps frêle de Bill contre le lit qui se tenait derrière lui.
Les yeux brillants, le jeune androgyne s'enfonça dans la couette blanche immaculée. Frémissant en sentant le corps d'Enzo le recouvrir. Ses mains lui caressant le ventre avant de se poser sur ses joues. J'ai besoin de toi.

Alors leur corps se collèrent l'un à l'autre. Leurs lèvres fusionnant dans une première étreinte. Ne me laisse pas comme ça.

[...]

Haletant, Bill vint se coller contre le torse encore moite d'Enzo. Enlaçant ses jambes aux siennes, avant de l'entourer de ses bras. Envie d'un accord parfait. Encore une fois.

Puis avant de fermer les yeux, blottit au chaud sous les draps, il déposa un baiser furtif sur les lèvres endormies de son amant. Une demande silencieuse. Aime moi encore un peu.

# Posté le samedi 05 janvier 2008 14:26
Modifié le dimanche 30 mars 2008 17:31

Chapitre 3

Chapitre 3


Coucou ^_^


Alors voilà le nouveau chapitre arrive et j'espère que tout le monde a put retrouver le chemin de mon blog !!!
J'étais vraiment très enervée contre moi-même hier, alors peut être que cette colère se ressent dans ce chapitre, je ne sais pas xD A vous de me dire !!

En tout cas merci pour vos commentaire d'encouragement ca m'a vraiment fait très plaisir :p !!!
Parce que j'étais vraiment triste d'avoir perdu tout vos messages *-*

Mon blog repart alors bonne lecture =)


________________________________________________


Le jour se lève, et la lueur du petit matin inonde la chambre. Sur le lit, deux corps enlacés.

L'un d'eux se réveille, ébloui par cette soudaine clarté. Puis, tout en se frottant les yeux, il repousse le corps qui s'était allongé sur lui au cours de la nuit, et soulève les draps de soie rouges afin de s'extirper du lit.

Il attrape son portable, enfoui dans la poche arrière de son jean échoué au sol. Puis, jetant un coup d'½il machinal à l'heure, il se dirige nonchalamment vers la salle de bain, ses pieds moites glissant sur le parquet ciré.

Bill, réveillé par le bruit, ouvre difficilement les yeux. Sa main tâtonne le matelas, cherchant la chaleur rassurante du corps d'Enzo. Ne trouvant que du vide, il l'appelle alors. La porte de la salle d'eau claque. Pour seule réponse.

Le jeune brun soupire. Il détestait lorsque Enzo le laissait ainsi, seul entre les draps devenus glacés.
Il se rendit alors compte qu'il ne lui avait pas proposé de l'accompagner sous la douche. En fait, il ne lui avait rien dit du tout.

'Il n'a peut être pas besoin de toi' dit une voix dans sa tête.

Son ventre se tordit douloureusement à cette pensée. Pensée qui l'assaillait à chaque fois qu'Enzo oubliait de l'appeler alors qu'il l'avait promis, qu'il arrivait en retard à un de leurs rendez-vous. Ou qu'il n'y venait carrément pas du tout.

Depuis un an qu'ils baisaient ensemble, il aurait dû comprendre son caractère instable.
Il aurait dû comprendre et ne pas s'attacher ainsi a lui....

Flash Back.

Des ombres se dessinent sur les murs. La musique résonne dans sa tête. Bill se trouve derrière le podium et seul une fine cloison le sépare des spectateurs. Dans quelques minutes ce sera à lui, il défilera pour la dernière fois.

Il se sent un peu nerveux mais rien de comparable à ce qu'il a enduré tout à l'heure, lors de son premier passage sous la lumière des projecteurs. Il avait alors crût que ses jambes ne seraient pas assez fortes pour le porter jusqu'au bout.

Un dernier mannequin passe devant lui, est un assistant muni d'une oreillette lui fait signe de se rapprocher. Esquissant un mouvement pour enlever une poussière invisible sur sa veste, il s'avance.

C'est alors qu'il le voit. Enzo. Adossé au mur, dans son costume trois-pièces noir, un sourire moqueur aux lèvres. Bill se demande alors si il l'a reconnu. Et c'est le rouge aux joues qu'il s'élance sur le podium, faisant une nouvelle fois face aux regards critiques des personnes constituant l'assemblée.

Mais une fois le premier pied posé sur le sol de la scène, il oublie tout. Ses yeux. Son regard. Sa bouche.
Et il se laisse griser par les crépitements incessants des flashs des photographes.

[...]

Bill se faufile dans les couloirs. Son dernier tour passé, il cherche à rejoindre rapidement sa loge, espérant pouvoir bénéficier de quelques minutes de calme avant que toute l'équipe qui organisait le défilé arrive, voulant célébrer leur réussite autour d'une coupe de champagne.

De toute façon, une réception avait été organisée dans un restaurant branché du centre ville. Le rendez vous est fixé dans quelques heures, mais il n'avait pas la moindre envie d'y aller. Pas question de recroiser Enzo en se faisant humilier par ses « collègues ». Tant pis, il se contenterait d'une soirée DVD.

Il arrive finalement devant la loge. La porte est entrouverte mais il n'y a encore personne.
Il en profite pour saisir son sac a dos, en extirpant rapidement un jean et un pull. C'est alors qu'il remarque un petit bout de papier au sol. Curieux, il le saisit de sa seule main vacante. « Merci pour les clopes. Pour un assistant, tu fais assez bien le mannequin. Je serais à l'after. Enzo. »

Etonné, Bill haussa le sourcil. Enzo lui avait laissé un mot ? Et d'après les quelques lignes qu'il avait lu, il semblait espérer le recroiser ce soir. Il fut tout d'un coup beaucoup plus joyeux, et sa soirée DVD lui parut plus fade qu'il ne l'aurait cru quelques minutes auparavant.

[...]

1h30 plus tard.

Bill avait finalement décidé d'aller à l'after. Il avait beaucoup hésité mais sa curiosité l'avait emporté : il voulait en savoir plus sur Enzo. Il s'était donc préparé avec minutie, optant finalement pour une chemise blanche accompagné d'une veste grise chinée. Un slim noir complétait le tout.

Ses cheveux étaient lissés et il s'était maquillé avec soin. Et en se voyant dans la glace de l'entrée, il n'avait put réprimer un petit rire. Il était beau, et il savait qu'il avait fait ça pour lui. Pour Enzo.
'Tu est ridicule'. Tant pis, ce soir il avait envie de flirter un peu.

Il n'avait pas mit longtemps à trouver le jeune asiatique parmi la foule. Lui n'avait pas fait de grands efforts vestimentaires, se contentant sans mal d'un jean vintage et d'une chemise blanche Kenzo.
Mais Bill le trouvait toujours aussi magnifique. Il semblait rayonner.

Il s'était alors avancé, un verre à la main. Enzo l'avait détaillé d'un regard appréciateur, avant de lui sourire.
Bill s'était alors demander si il avait eu raison de venir. Mais Enzo l'avait tout de suite mit à l'aise, le félicitant pour sa prestation, avant de le présenter aux personnes qui l'entouraient.

Ils avaient finalement passé une grande partie de la soirée ensemble, parlant de chose et d'autre entre deux petits fours. Enzo se révélant être très éloigné du personnage superficiel que Bill avait imaginé.

Après de brillantes études en droit à la prestigieuse université de Todai, Enzo s'était présenté dans une agence pour se faire un peu d'argent de poche. Il avait alors été repéré par un célèbre couturier pour représenter sa nouvelle collection. Les choses s'étaient alors accéléré, et Enzo avait dût mettre sa carrière de futur avocat entre parenthèses. Bill s'était alors sentit mal à l'aise de l'avoir aussi mal jugé.

A la fin de la soirée, Enzo l'avait raccompagné à son hôtel et lui avait glissé à l'oreille qu'il espérait le revoir, avant de lui tendre sa carte de visite. « N'hésite pas à m'appeler ».
Puis il était remonté dans le taxi, laissant un Bill quelque peu hébété sur le bord du trottoir.

Fin du Flash Back.

Perdu dans ses réflexions, Bill n'entendit pas la porte de la salle de bain s'ouvrir de nouveau, et il sursauta en apercevant Enzo traverser la chambre en direction de sa penderie.

« Je t'emprunte deux trois trucs, j'ai rendez vous avec mon manager dans une heure. Je dois y aller. »
Les mots claquent dans l'air. Il n'y avait pas l'ombre d'une hésitation dans sa voix.

« Mais tu...tu ne peux pas rester plus longtemps ? ». Bill était désemparé. Il n'avait pas de photoshoot ce jour-là et il avait prévu de visiter la ville avec Enzo.

Ils venaient tout les deux régulièrement dans la capitale, mais les photos et les rendez-vous s'enchaînaient si rapidement, qu'ils n'avaient jamais eu, ne serait-ce que le temps d'aller voir la tour Eiffel.

Il aurait donc voulu découvrir tout cela avec lui. Comme un couple normal.
'Un couple que vous n'êtes pas'. La petite voix était revenue.

« Non désolé, je prends mon avion pour Londres en fin d'après midi, je n'ai vraiment pas le temps ».
Il repartait donc. Bill avait l'impression que l'odeur de son parfum et les marques de ses doigts sur son corps s'effaçaient déjà. Tout lui échappait.

« Je t'appelle quand j'arrive ok ? ». Enzo avait fini de s'habiller et après un dernier baiser léger, il partit en claquant la porte. Baiser d'adieu.

Bill lui ne bougeait toujours pas. Une fois de plus, Enzo s'était échappé. Et il n'avait pas sût le retenir.
Il était parti, et dieu sait quand ils se reverraient. Entre deux avions ? Deux photoshoots ? Dans les coulisses d'un défilé ?

Cette incertitude le tuait. «Je n'ai vraiment pas le temps ». Menteur.
Lui n'hésitait jamais à annuler un rendez vous avec son manager ou un déjeuner d'affaire, pour pouvoir rester quelques heures supplémentaires dans ses bras. Mais à sa connaissance, Enzo n'avait encore jamais fait de même.

Il se sentit alors très en colère. En colère contre Enzo, mais également contre lui-même.
Il s'en voulait d'être aussi faible face à cet homme qui le rendait complètement dépendant de sa peau, de sa bouche, et de ses baisers.

Dépendant. Oui il était vraiment dépendant d'Enzo. 'Et c'était vraiment la merde', se dit t'il en frappant avec rage un des coussins rouges abandonnés au bout du lit. Abandonné. Tout comme lui.
_______________________________________________

1er Edit de cette fiction xD

Zwin-th-fic: Super heureuse que tu aimes ma fiction ^_^
Et ne t'inquiète pas, Tom est dans les starting blocks il devrait déboulé d'ici deux chapitres normalement =)

Th-schaut-die-sterne-an: Mon anchois<33 Des frissons vraiment ??? O.O *happy*
Et je t'avais prévenue pour Enzo, ne pas se fier aux apparences U.U et ne t'inquiète pas Tom arrive vite promis ^^ et j'espère qu'il ne fera pas autant de mal à Bill qu'Enzo *mode sadique ON* hein??

Lieber-th-yaoi: Merci pour ton commentaire <3

Chagements-soudains-yaoi: Merciii *-* Promis je vais faire de mon mieux pour mettre la suite au cours de la semaine prochaine (vendredi soir après mes partiels je pense xD)

Nalya: Merci pour tout tes commentaires je vais essayer de répondre à toutes questions sans trop spoiler xD alors tout d'abord j'ai trouver ta remarque sur le mot excellente, en effet je voulais écrire quelquechose d'assez méchant sans l'être vraiment, quelque chose qui montre la caractère orgueilleux et "dominateur" d'Enzo. Après pour les suites, ca dépend de mon inspiration, parce que j'ai l'idée de toute l'histoire tracé dans ma tête mais après pour tout redonner ca par écrit c'est beaucoup plus dur xD

Yuka <3: Comme je te l'ais dit par MP je suis contente d'avoir pût t'aider à faire passer tes envies de meurtres xDDD Et pour l'humiliation... hum tu me donnes des idées toi xD

Tokio-yaoi: Oui oui se "contenterait" xD disons qu'Enzo n'a pas vraiment la même sens des réalités que la plupart d'entre nous: il connait la réussite, la gloire et tout, il commence à avoir des exigences de plus en plus grandes dirons nous xD (ou pour faire plus court: il prend le melooon =))

Audy571: Une nouvelle lectrice ^_^ Merci pour tes commentaires<3

2aliki200: Bill doit s'en remettre et quitter Enzo? Oui c'est sans doute ce qu'il devrait faire, mais disons qu'il marche souvent à l'instinct; donc il se laisser prendre par ses sentiments, jusqu'à ne plus vraiment être capable de couper les ponts avec Enzo. Car malgrès tout, il l'aime toujours.

Lovestoryabouttwins: Merci pour tes commentaires <3

B-t-pourquoi-pas: Waou les filles O.O Merci merci et encore merci =) pour votre soutien ^^

GdouteG: Je suis vraiment ravie de voir que ma deuxième fiction te plaise ^^
Et oui la dépendance de Bill est douloureuse. J'essaie vraiment de faire ressortir toutes ses peurs, ses doutes, sa souffrance...et puis son amour surtout. Son amour qui est plus fort que sa souffrance pour l'instant, et qui dans un sens, l'empêche d'avancer. Merci<3

x-nais-x6: Une nouvelle lectrice !! ^_^ Toi aussi tu aimes Todai??? Mon rêve serait de la voir en "vrai" aussi !!
Depuis que j'ai lu le manga "Love Hina" (je sais pas si tu connais) cette université est une réference pour moi xD et je suis contente d'avoir pût la caser dans cette fiction !!

x-malici3uz-girly-D: Merci pour tout tes commentaires ! Et de rien pour les infos concernant ce cher Hero, j'aime diffuser sa beauté à travers la blogosphère lol ^^

Je-mappelle-tom: Mdr tu le préfere au dessus xDD En voyant la photo de ton blog j'ai compris lool !!
Elle me fait vraiment tripper cette photo à chaque fois que je la vois lol, il a vraiment une drôle de tête quand il est sur scène Tom xD Et il arrive vite promis, il faut juste que je mette les choses en place ^^*

Darkbloodymary: Merci pour ton commentaire ! Je suis contente de voir que ma fiction te plaît toujours !!

Billounet-Kaulitz: Pourquoi il est comme ca? Et aime t'il Bill? Ca va être la question en suspens durant toute ma fiction ^^

Yuka: J'étais morte de rire en voyant ton com ^_^ Promis j'écris vite la suite!! Et pour le signe de vie, il y le chapitre 9 sur ma première fiction, je sais pas si tu l'as lu ??? <33

Schokolade-Zitrone: Merci pour ton com!! et pour répondre à ta question, il n'y a pas l'ombre d'une fille dans sa vie, il n'est pas bi. Quant à l'existence d'un autre homme...pour l'instant non, mais rien n'est définitif avec moi xD

MaWine: Une nouvelle lectrice !! Merci pour ton commentaire, je suis contente que le début de ma fiction te plaise =)

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 10:11
Modifié le mercredi 16 janvier 2008 09:17

Chapitre 4

Chapitre 4

Voilà la suite !

Avec un énorme retard je sais, mais je n'arrivais pas à écrire exactement ce que je voulais, et je ne suis pas entièrement satisfaite du résulat.

J'espère ne pas vous décevoir ! Je voulais vous remercier pour tout vos commentaires, cela me fait très plaisir ^_^

Et une petite dédicasse à Yuka (ou Charlie ^^) qui m'a toujours encouragé à écrire ce chapitre, alors il est pour elle ;-)

Bisous<33
Lucy**


________________________________________________________

[...]

4 jours plus tard.

Les roues de l'appareil se rapprochent peu à peu de la piste goudronnée. Et les dernières recommandations de l'hôtesse de l'air, tirent Bill de sa somnolence : d'un ½il fatigué, il fixe le soleil rougeâtre qui se dessine à l'horizon.

C'est la fin de l'après midi et il est de retour dans sa ville, Berlin.

A travers l'épais hublot à double vitrage, il peut voir le sol défiler à toute allure, les pneus crissant au contact de l'asphalte. Le jeune androgyne ne peut alors s'empêcher de serrer compulsivement les accoudoirs de son siège : les jointures de ses doigts blanchissent tandis qu'il enfonce ses longs ongles dans le tissu.

[...]

Après avoir attendu plus d'un quart d'heure l'arrivée de ses imposantes valises Lancel, Bill était finalement assis sur la banquette arrière d'un taxi. A ses côtes, Kate était suspendue à son cellulaire : elle était en plein conversation avec son manager, notant fébrilement les prochains rendez- vous du jeune homme sur un calepin de cuir noir.

En entendant le crissement de la mine de crayon sur les feuilles blanches, Bill prit conscience qu'il n'était pas revenu à Berlin pour se reposer. A son niveau, quitter volontairement la scène quelques semaines, c'était prendre le risque à son retour, de se voir imposer un repos...forcé cette fois-ci.

A cette pensée, le jeune brun esquissa une grimace. Non, il ne voulait pas que toute cette effervescence autour de lui, retombe. Enchaîner les photos, les déplacements et les rendez vous, voilà à quoi se résumait sa vie, à présent. Et pour l'instant, il ne souhaitait pas qu'il en soit autrement.

Toute en voyant défiler les abords de l'autoroute derrière les vitres teintées, ses pensées dévièrent vers la deuxième source de ses troubles. Elle tenait en quatre lettres. Enzo.

Bill s'enfonça plus profondément dans son siège et ferma les yeux. Ses paupières étaient lourdes : il ne dormait plus très bien, passant de longues heures allongé sur son lit, les yeux ouverts, laissant son esprit dériver jusqu'au petit matin.

La plupart du temps, ses réflexions étaient tournées vers le jeune japonais. Comme promis, celui-ci l'avait contacté lors de son arrivée à Londres. Au son de sa voix, Bill avait alors deviné qu'il était nerveux et agacé.

Une impression qui s'était rapidement confirmée.

Contrairement à ce qu'il avait espéré, Enzo ne s'était pas excusé pour son départ précipité. Préférant se plaindre de la qualité de son vol 'Je n'ai rien pût avaler. Le plateau repas était immangeable. Le riz était froid, collant et sans aucun goût', ou encore du standing de son hôtel 'Même pas un balcon pour fumer une clope tranquille. Et je ne te parle même pas du room service '.

Excédé par son comportement, Bill avait préféré écourter la conversation. Quelques minutes de plus, et il n'aurait pas pût s'empêcher de lui raccrocher au nez.

En repensant à cette discussion, Bill se demanda avec une certaine amertume, ce qu'il restait de l'Enzo qu'il avait connu. A cette pensée, son c½ur se serra et une pointe de nostalgie l'envahit.

Flash Back.

Deux mois ont passés depuis le fameux after-show. Et Bill détient toujours la carte de visite d'Enzo.

Ce soir-là, en revenant dans sa chambre d'hôtel, et après s'être confortablement installé sur son lit king size, il avait longuement observé le petit bout de carton, jusqu'à mémoriser parfaitement le numéro du jeune japonais.

Quelque peu chamboulé par cette rencontre imprévu, Bill avait alors glissé la carte dans son portefeuille, se promettant de la ressortir lors de son prochain séjour dans la capitale.

Puis les jours passants, son quotidien chargé l'avait rattrapé, et le souvenir de cette rencontre s'était quelque peu atténué dans son esprit.

Mais ce soir, le jeune androgyne était de retour à Paris pour quelques jours. Quatre au maximum, et il était bien décidé à profiter de ce passage éclair.

Collant son front moite contre la baie vitrée de sa chambre d'hôtel, il observa les lumières de la ville, apercevant au loin, la Tour Eiffel scintiller dans l'obscurité.

La Tour Eiffel. Le symbole même de Paris. Il se voyait encore passer devant elle en taxi lors de son dernier séjour. Il devait être 3h du matin, et il revenait de l'after avec Enzo.

Le Champs de Mars était encore désert, et l'eau de la fontaine prenait une légère couleur argentée, reflétant le halo de la lune.

D'autres souvenirs de cette soirée lui revinrent alors en mémoire. Il se revoyait sourire devant la glace du hall d'entrée, avant de partir le rejoindre. Dévaler les marches en marbre du perron, et chercher un taxi, les mains moites. Il repensait à leur conversation animée. A son sens de l'humour.

Oui, il devait l'avouer, il avait passé une excellente soirée.

[...]

Lentement il s'éloigna de la vitre, se rapprochant du couvre lit crème, sur lequel il avait jeté avec une certaine négligence, son sac en cuir Longchamp. Il en ressortit rapidement son portefeuille, et récupéra la carte de visite d'Enzo.

Tout en passant son doigt sur la surface cartonné, il saisit son I-phone avec hésitation.

Bien sûr, il aurait aimé le revoir. Entendre de nouveau son rire résonner dans l'air. Revoir ses adorables fossettes se creuser, lorsqu'il souriait. Et surtout, sentir une nouvelle fois sur son corps, la délicieuse brûlure que lui infligeait son regard.

Mais malgré tout ces arguments, il ne pouvait se résoudre à appuyer sur la petite touche verte.

Et si Enzo ne se souvenait pas de lui ? La soirée remontait déjà à quelques mois, et il ne devait pas être le premier qu'il séduisait de son sourire charmeur. De quoi aurait-t-il l'air, s'il était désormais le seul à vouloir le revoir ?

'Tu auras l'air d'un parfait idiot'. Son ongle s'éloignait déjà de la petite touche.

Le c½ur battant un peu plus fort, il s'installa sur le confortable fauteuil qui se tenait à l'angle de la pièce. Ses doigts le démangeaient, passant et repassant sur le clavier de son portable.

Après de longues minutes de réflexion, il en arriva à la conclusion qu'il n'avait rien à perdre en l'appelant.

'Et peut être tout à gagner'. Après tout, c'était Enzo qui avait insisté pour qu'ils se revoient. Il ne faisait donc que répondre positivement à sa demande.

Ragaillardit par ses affirmations silencieuses, il consentit enfin à appuyer sur la touche «Appel». La tonalité retentie alors dans son oreille. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois ... Et le répondeur s'enclencha.

Le jeune androgyne ne pût retenir un soupir de déception. C'était une des rares fois où il prenait son courage à deux mains... A contre c½ur, il raccrocha et enfouie sa tête entre ses mains, restant prostré dans cette position de longues minutes.

[...]

Deux heures avaient passés depuis l'appel raté. Passablement énervé par la situation, le jeune brun avait jugé préférable d'aller prendre l'air, et avait invité Kate à visiter « Paris by night ».

Il était maintenant 23H et ils se trouvaient dans un bar assez connu, en plein c½ur de la ville, après avoir erré une petite demi-heure au bord des quais, observant les eaux calmes de la de Seine.

Bill n'avait pas osé rappeler le jeune asiatique. Il ne voulait pas passer pour 'celui qui s'accroche'.

Il était à présent assis sur une banquette de cuir blanc, un verre de vodka orange à la main. Une douce musique d'ambiance était diffusée dans la salle, et tout en écoutant parler Kate, il se rendit compte que malgré un début assez chaotique, sa soirée ne s'était pas si mal finie.

Mais à l'instant même où il se faisait cette réflexion, il sentit son portable vibrer dans sa poche. Un appel.

D'un numéro qui ne lui était pas inconnu... Dans un flash, Bill revit les 10 chiffres inscrits sur le petit carton. Les mêmes qui s'affichait à présent sur son écran. Il sentit un délicieux frisson parcourir sa colonne vertébrale.

Les mains légèrement tremblantes, il décrocha « Allô ? ». « Bill ? ». La première réaction de celui-ci fut de se sentir flatté. Enzo se souvenait de lui. Mais rapidement, il s'interrogea sur le fait que le jeune asiatique sache que ce numéro lui appartenait. Il ne tarda pas à lui poser la question, voulant résoudre ce mystère.

Enzo émit un petit rire. « Le monde de la mode est plutôt petit, tu sais. Et tu commence à être connu : beaucoup de personnes possèdent donc ton numéro et savent qui en est le propriétaire. Me renseigner n'a pas été très difficile »

Evidemment. Bill regretta immédiatement sa question : Enzo l'appelait, et lui s'arrêtait sur des détails. C'était le stress, il le savait.

Voulant mettre un terme à cette situation inconfortable, il reprit la parole. « Je suis heureux que tu m'ais rappelé ». « Je t'avais bien dit de me faire signe si jamais tu repassais par Paris ».

La conversation s'engagea très facilement : Bill était beaucoup plus à l'aise, et commençait à contrôler l'accélération brutale de son rythme cardiaque.

Au bout d'une dizaine de minutes, Enzo lui proposa de sortir en boite avec lui. Il devait rejoindre quelques amis au Queen, dans une heure.

Après une rapide concertation avec Kate, Bill accepta, le sourire aux lèvres. Il allait le revoir.

[...]

Peu avant minuit, un taxi le déposa au niveau des champs Elysées. Et après quelques minutes de marche, il atteignit enfin la boite de nuit devant laquelle Enzo devait l'attendre.

Il ressentait le froid mordant des nuits parisiennes. Le souffle glacé du vent s'infiltrait sous sa veste en cuir, qu'il resserra instinctivement autour de lui. Il chercha ensuite, parmi la petite foule qui se pressait devant la porte d'entrée, une silhouette familière.

Il le vit alors, fumant nonchalamment, appuyé contre le mur. Quatre autres personnes étaient autour de lui, la fumée de leurs cigarettes s'élevant à travers la nuit glaciale.

A petites foulées, Bill les rejoignit et vit le regard d'Enzo s'éclairer lorsqu'il l'aperçut. Un timide sourire naquit sur ses lèvres.

Enzo le présenta rapidement à ses connaissances : il s'agissait de personnes qui travaillait dans son agence.

Puis il lui prit la main avant de l'entraîner à l'intérieur. Ils remontèrent la file d'attente, et un simple signe de tête aux videurs, suffit pour les faire entrer dans le saint des saints.

L'atmosphère étouffante et enfumée de la boite de nuit contrastait terriblement avec le froid de l'extérieur, et Bill abandonna rapidement sa veste sur une banquette.

Il arborait à présent une fine chemise noire, qui laissait apparaître au niveau de son aine, un tatouage étoilé. Il se l'était fait faire sur un coup de tête, pour fêter ses 17 ans.

Son meilleur ami de l'époque l'avait accompagné, malgré ses protestations. Mais lorsqu'il avait senti l'aiguille s'enfoncer dans sa peau pour la première fois, il avait été soulagé de pouvoir serrer la main de quelqu'un. Pauvre Andy.

Cependant, il ne regrettait rien, même si cette étoile stratégiquement placée, posait quelques fois des problèmes aux photographes. C'est à ces moments-là qu'il bénissait l'existence des logiciels photos : un simple clic et son étoile disparaissait, pour le plus grand bonheur des magazines.

Mais ce soir, Bill avait voulu mettre son tatouage en valeur.Il voulait qu'Enzo le remarque. Bon nombre de ses ex trouvaient cette étoile terriblement sexy, et il n'hésitait jamais à en jouer.

La piste de danse était bondée, les corps se collant les uns aux autres. La lumière blanchâtre des spots se reflétait sur leurs vêtements, leurs peaux...et sur son visage. Enzo semblait attirer le moindre petit photon, et dans cette semi obscurité, Bill ne l'avait jamais trouvé aussi séduisant.

Sa chevelure habilement décoiffée encadrait ses trains fins, et un trait de khôl soulignait ses prunelles sombres. Le jeune androgyne ne pouvait de détacher ses yeux de son T-shirt blanc, tout droit sorti de la dernière collection de John Galliano, qui soulignait ses formes parfaites.

Et à peine Enzo avait t'il posé un pied sur la piste, que déjà, de nombreux regards convergèrent vers sa silhouette.

Des regards envieux, admiratifs, blasés...et jaloux aussi. Le jeune asiatique semblait à peine le remarquer, et Bill comprit qu'il devait avoir l'habitude de déclencher de telles réactions.

Après tout, son visage était associé à bon nombre de publicités, sans compter les innombrables défilés auxquels il participait tout au cours de l'année.

Envahi d'un sentiment de fierté à l'idée d'être aperçu en train de l'accompagner, le jeune androgyne se laissa rapidement envahir par la musique, ondulant lascivement des hanches devant un Enzo médusé.

[...]

Les minutes défilaient, son pantalon taille basse glissant suggestivement au rythme de ses mouvements. Et Bill remarqua très vite le regard envieux, que posait Enzo sur la courbe de ses fesses.

Retenant un sourire satisfait, il continua de danser, lorsqu'il sentit deux mains chaudes se poser sur son ventre. Enzo se tenait à présent collé contre son dos, bougeant son bassin au même rythme que le sien.

Bill fut prit d'un violent frisson. Enzo le rendait fou, et ses mains qui caressaient doucement sa peau sensible ne faisaient qu'accentuer son malaise. Il en voulait plus. Beaucoup plus.

Il continua alors à danser, se délectant en sentant la chaleur du corps d'Enzo contre ses reins.

Les vibrations de la musique se répercutaient dans tout son être, se mélangeant avec les battements affolés de son c½ur. La chaleur due à la promiscuité de la pièce lui fit monter le rouge aux joues, et une fine goutte de sueur glissa sur sa nuque.

Il sentit alors des lèvres se poser contre son cou. Des lèvres humides. Celles d'Enzo. Son souffle s'accéléra tandis que le jeune asiatique accentuait ses baisers, mordillant par instant la peau rougie.

N'y tenant plus, Bill se retourna, et plaqua son corps contre celui de son futur amant. Sa bouche rouge cerise, se pressant contre celle du jeune homme.

Il sentit avec délectation Enzo répondre à son baiser, et poser précautionneusement ses mains contre son dos. Bill l'entoura alors de ses bras, lui caressant doucement la nuque, tout en gardant contact avec ses lèvres.

Des lèvres chaudes et humides, dont Bill compris qu'il aurait beaucoup de mal à se passer, à présent...

Son ventre se tordit lorsqu'il réalisa que tout ceci était bien réel. Il avait rêvé de ce moment dès l'instant où il avait croisé le regard de braise d'Enzo, dans le couloir mal éclairé de ce défilé.

Et tandis qu'il continuait de mordiller avec douceur, la lèvre inférieur du jeune asiatique, un seul mot lui vint à l'esprit : 'Enfin'.

Fin du Flash Back

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Voilà....=) N'hésitez pas à me donner votre avis !!


Edit: Hum, ouais je sais pas beaucoup de signe de vie sur cette fiction --' (presque plus je sais) mais en ce moment je manque de temps, et comme je suis très pointilleuse avec cette fiction, je met pas mal de temps à écrire un chapitre. Donc non, elle n'est pas abandonné, mais pour l'instant je n'ai tout simplement pas le temps de publier plus rapidement. Je m'en excuse, mais j'espère la reprendre assez rapidement, d'ici les vacances de pâques peut être. De toute facon mes autres fictions touchent à leur fin, j'aurais donc plus de temps à consacrer à celle-ci. Désolé, mais cette fiction j'y tient beaucoup (peut être même plus que les autres, paradoxal je sais) et je ne souhaite pas bâcler un chapitre.

Voilà, merci à celles qui continuent de passer faire un tour =)
Bisous<33
Lucy**

# Posté le samedi 09 février 2008 09:42
Modifié le dimanche 30 mars 2008 17:31

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